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Comment va le moral des étudiant-es ?

Globalement, le moral étudiant est en baisse

On observe des réponses majoritairement négatives dans ce graphique tout en se disant que les personnes n’ayant pas pu répondu à ce graphique (décrochage scolaire ou autre) doivent être dans la même situation que les autres étudiants voir auraient aggravées la part de l’impact très négatif. 

Sur les 238 réponses récoltées, on note une présence majoritaire d’un impact plutôt négatif sur le moral avec 60% des réponses allant dans ce sens. La part la plus marquante étant celle d’un impact très négatif sur le moral qui représente plus de 1/5 des réponses récoltées (22.7). La tendance largement majoritaire étant un impact négatif du confinement sur le moral des étudiants ayants répondus avec 82.8% des réponse allant dans ce sens.

On peut penser que les étudiants sont une des franges de la population les plus impactées négativement par le confinement. En effet, les étudiants sont soumis de plein fouet aux restrictions gouvernementales (réouverture des facs très tardives qui force des examens à distance + interdiction de faire la fête/ de voir des amis). Ainsi, ils peuvent se sentir enfermés dans le scolaire alors même que leurs loisirs leurs sont interdits. De plus, de nombreux étudiants sont dans des situations de précarité financière et l’aide familiale dont ils sont bénéficiaires peut diminuer avec la fermeture de domaines économiques entiers. Sentiment d’instabilité car les études sont le moment où notre avenir se joue pour beaucoup. On peut aussi penser aux nouveaux étudiants arrivants à l’université chez qui on peut supposer une frustration quant à l’incapacité à ce faire un réseau de connaissances voire d’ami via les cours à l’université, doublé d’une intégration scolaire difficile due au nouveau format de cours où les interactions sont réduites et à un suivi personnel réduit. Tous ces paramètres expliqueraient l’impact majoritairement négatif provoqué par le confinement.

On observe ici un problème venant du fait que le moral étant un paramètre difficilement quantifiable, en effet c’est un paramètre qui impacte plus ou moins chaque personne selon son expérience personnelle et sa capacité à décelée une baisse ou une hausse de moral. De plus, il serait intéressant de voir l’impact du confinement sur le moral d’autres catégories sociales ou l’ensemble de la population en général afin de mieux pouvoir situer les étudiants par rapport au reste de la population.

L’observation de ces réponses me montre que je ne suis pas dans la majorité des étudiants car je ne me sens pas affecté moralement par le confinement. Ce non-impact s’explique peut-être par le fait que je possède déjà les codes de l’université ou encore par mon expérience personnelle. Je peux dans une certaine mesure me sentir privilégié au vu de la situation des autres étudiants.

Auteurice-s : anonyme

Le dérèglement du rythme de vie y contribue

Votre rythme de vie a-t-il été détérioré depuis le début du confinement ?

 

Depuis le début du confinement, le rythme de vie de plus des 3/4 des enquêtés s'est détérioré (76,8% répondent que oui). Pour expliquer cela on pense que certains facteurs pourraient avoir contribué à ce changement négatif. Par exemple, un environnement compliqué, une perte de motivation, le sentiment de solitude qui accompagne l'isolement dans lequel on se retrouve, manque de matériel, manque de routine concrète, une organisation difficile (qui oblige à devenir plus autonomes).

Pensez-vous que cela a eu un effet néfaste sur votre moral ?

 

D’après ce graphique, 91,8% des enquêtés sont d’accord pour dire que les conséquences néfastes du confinement ont une incidence sur leur moral. Tout d’abord, notons que  le moral à une conséquence non négligeable sur le rythme de travail de la personne. Cela est notamment juste pour le cas contraire ( détérioration de la capacité de travail à un effet sur le moral).Cette hypothèse s’appuie sur le fait que le pourcentage des personnes affectées négativement dans la capacite à suivre les cours et sur le  moral sont presque identiques. De ce fait, il est fort probable que ce soient les mêmes personnes qui ont données ces réponses. Enfin s’ajoute à cela un facteur qui résulte de cette situation qui n’est autre que le stress, un stress qui peut s’expliquer par une multitude de raisons comme la peur de ne pas réussir ses partiels face à tant de difficultés par exemple.

Pensez-vous que cela a un effet néfaste sur votre capacité à suivre les cours ?

Totalement, étant donné que 91,8% des participants ont répondu affirmative à ce que la détérioration du rythme de vie vu précédemment aurait eu un impact sur leur capacité à suivre les cours. En effet, étant donné qu’on ne doit pas aller en fac, on ne ressent pas l'obligation d'aller en cours, on a du mal à se concentrer et à suivre les cours normalement. Les éléments qui détériorent le rythme de vie détériorent aussi la capacité à suivre les cours. Le fait de rester chez soi est un facteur qui affecte dans ce cas négativement. De plus on se retrouve avec plein de chose à faire, on oublie que les cours ont commencé et enfin on se présente souvent en retard.

Auteurice-s : anonyme

Les étudiant-es sont plus stressé-es et angoissé-es

Le premier graphique montre la part des étudiants sondés ayant senti un sentiment de stress et/ou d’angoisse pendant le confinement. On remarque que presque 80% des étudiants sondés ont ressenti un sentiment de stress et/ou d'angoisse durant le confinement. Ce qui correspond à 4/5 étudiants. 

Le second graphique affiche la variation de la fréquence du stress et/ou d'angoisse chez les étudiants. Les réponses à ce graphique ne concernent que les étudiants ayant répondu qu'ils ressentaient du stress et/ou de l'angoisse à la question précédente, les pourcentages sont donc à prendre en compte qu'ils ne concernent pas l'intégralité des étudiants : 58% des étudiants ressentant du stress et /ou de l'angoisse en ressentent au moins une fois par semaine, et 31% en ressentent quotidiennement. Ce qui équivaut à : 46,4% des étudiants qui ressentent ce sentiment au moins une fois par semaine et 24,8% qui en ressente tous les jours. Une majorité d'étudiants ressentent du stress ou de l'angoisse de manière intense. 

 

Le troisième graphique montre la variation de l'intensité du stress et/ou de l'angoisse chez les étudiants. Les réponses à ce graphique ne concernent que les étudiants ayant répondu qu'ils ressentaient du stress et/ou de l'angoisse à la question précédente, les pourcentages sont donc à prendre en compte qu'ils ne concernent pas l'intégralité des étudiants. 92,6% des étudiant qui ressentent ce stress le ressentent de manière forte ou moyenne et 48,4% de manière forte, ce qui équivaut à 74% des étudiants et 39% des étudiants. C'est très lié aux causes qui sont expliquées plus loin et donc lié à plein de sources différentes, leur lieu de confinement, leur situation familiale et/ou économique, l'inquiétude des partiels, le manque de contacts. Nous aurions pu avoir un meilleur aperçus des causes via des entretiens qui malheureusement n'étaient pas possible. 

 

Le quatrième graphique présente les principales sources du sentiment de stress et/ou d'angoisse chez les étudiants. Les réponses à ce graphique ne concernent que les étudiants ayant répondu qu'ils ressentaient du stress et/ou de l'angoisse à la question précédente, les réponses ne concernent donc pas l’intégralité des étudiants. Les sources scolaires et émotionnelles sont en tête, suivie par l'actualité, les sources économiques et professionnelles. Nous aurions besoin de réfléchir à d'autres réponses possibles et les réponses proposées sont donc incomplètes. 

En tant qu'étudiants la scolarité se joue derrière un écran et vu la difficulté pour suivre les cours et notre manque d'égalité face à l'accès numérique, il est difficile de ne pas stresser et/ou angoisser sur le sujet des cours de manière hebdomadaire voire quotidienne. On réalise cette fracture numérique et le manque de suivi auquel nous pouvons faire face, à travers par exemple, le nombre de problèmes survenus sur la plateforme de cours depuis le début du confinement. La situation étant difficile avec des risques de risque de perdre son boulot, le décrochage scolaire, les difficultés de suivre les cours, l'éloignement familial qui rajoute à une impossibilité de sortir qui enferme les élèves dans un univers très renfermé et étroit. 

Ce sentiment de stress et d’angoisse entraîne des cercles vicieux et des effets « boule de neige » avec une perte de motivation, qui entraîne à terme du décrochage scolaire, et un risque supplémentaire de perdre tout contact, toute forme de sociabilité. Cela peut aussi s’accumuler avec des épisodes dépressifs, ou une déprime ambiante, qui pousse vers un mal-être généralisé. Ce phénomène est d'autant plus visible que tout le monde n'a pas forcément répondu au questionnaire, n’ayant non plus pas forcément accès facilement aux cours. On peut avoir une vision parcellaire de l'ensemble du problème, mais nous ne pouvons pas décortiquer l'intégralité car il manque toujours une partie des étudiants, notamment les décrocheurs qui sont probablement les plus touchés par ce stress ou cette angoisse. Même avec des différences de conditions de confinement au final, la majorité des étudiants ont une raison de stresser. Nous ne sommes pas tous égaux par rapport au confinement, mais il semblerait que notre rapport au stress soit partagé de manière horizontale. Il y a une amplification indéniable des fragilités. L’actualité n’aide pas, les discours du président non plus. 

Autrices : Anna Niederlender, Pomme Frentzel et Perrine Chesa

Les étudiant-es se sentent seul-es

 Les questions posées dans ces graphiques abordaient le thème de la solitude, et de la fréquence à laquelle ce sentiment était ressenti. Dans le premier graphique 238 personnes ont pu répondre à la question (ressentez vous un sentiment de solitude depuis le début du confinement ?). Parmi eux 70.5% ont répondu qu'ils ressentaient un sentiment de solitude. Les étudiants qui ne sentent pas de sentiment de solitude sont peut-être occupés avec des emplois ou des cours encore en présentiel. Ils sont peut-être encore chez leurs proches et peuvent donc encore avoir des contacts. Il est possible que au contraire les étudiants ayant répondu qu’ils ressentaient plus de solitude, ne voient certainement personne et restent enfermés chez eux sans voir de proche, ce qui accentue ce sentiment de solitude. 

 

Dans le deuxième graphique, 167 personnes ont répondu. Ces 167 personnes sont celles qui correspondent aux personnes ayant répondu qu'elles avaient ressenti un sentiment de solitude. 37.7% des étudiants ayant répondu qu'ils ressentaient un sentiment de solitude, le ressentent plus d'une fois par semaine. Ce qui représente plus d'un tiers des étudiants ayant ressenti un sentiment de solitude. Ce chiffre représente une part importante de la population étudiée. De même que pour le premier graphique nous pouvons penser que les étudiants qui ressentent le plus souvent de la solitude sont ceux éloignés de leur proche et famille et ceux qui ont ressentent moins sont peut-être ceux ayant gardé leurs activités.  

Dans ce troisième graphique, 167 personnes ont répondu. On les interrogeait sur une des causes possibles de leur sentiments de solitude. 69,5% des étudiants interrogés ayant ressenti un sentiment de solitude ont répondu que l’éloignement de leurs proches étaient une raison. On ne peut cependant pas dire que c’est la seule raison car notre questionnaire ne proposait que cette raison.  

Cette situation est un sentiment global ressenti par une grande partie des étudiants. 

Là encore comme dans les deux premiers graphiques, nous pouvons dire que les étudiants qui ressentent le plus un sentiment de solitude sont celles éloignées de leur famille, qui même si elles ne voyaient pas leur famille, elles pouvaient voir leurs amis ce qui n’est plus le cas lors du confinement. Les personnes qui ressentent ce sentiment de solitude c'est peut-être parce qu'ils sont confinés et n'ont donc pas de contacts physiques avec leurs amis.

 

Autrices : Julie Grillet et Armela Muci 

Les étudiant-es sont moins motivé-es

Le premier graphique met en avant le fait que plus de 90% - soit la grande majorité des étudiants - ont connu une perte de motivation depuis le début du confinement. Ce qui laisse seulement 10% d’étudiants qui soit toujours autant motivé qu’avant. Ainsi les conséquences liées au confinement sont diverses. On peut constater un décrochage scolaire de la part des élèves ainsi qu’une baisse du moral. Cependant, notre questionnaire fait ressortir certaines limites quant à l’accès de tous au questionnaire. Par exemple, certains ne peuvent pas répondre  car ils ont décroché ou ne sont plus motivé. De notre point de vue, le confinement a un impact certain sur la motivation, mais nous pensons que lorsqu'une personne est réellement intéressée par ce qu'elle étudie, le confinement est susceptible d’avoir un impact moindre. De plus, nous régissons tous de manières différentes face à chaque situation, nos conditions familiales, notre environnement ainsi que notre vécu rendent les conditions de confinement différentes pour chacun de nous.

La population qui a répondu au deuxième graphique correspond au 90% des étudiants ayant préciser à la dernière question avoir eu une perte de motivation liée au confinement. Plus de la moitié des étudiants ayant répondu à la question déclarent que plus d’une fois par semaine au moins ils connaissent une perte de motivation (quotidiennement 31% ; plus d’un fois par semaine 37%). Ainsi, on peut dire que c’est une perte de motivation qui est assez forte et vraiment fréquente. 


Les personnes qui ont répondu au troisième graphique sont les 90% qui ont une perte de motivation depuis le début du confinement. Nous avons constaté que pour plus de la moitié des étudiants ce sentiment est fort (51,4%), et pour qu’un peu moins de la moitié il est de niveau moyen soit 40,3% et seulement 8,3% le ressentent faiblement. On observe donc qu’en majorité, il s’agit d’une forte baisse de motivation chez les étudiants pendant le confinement. 

Les personnes qui ont répondu au quatrième graphique sont les 90% qui ont une perte de motivation depuis le début du confinement. Majoritairement la perte de motivation s’applique dans le domaine scolaire (on a 40 points de pourcentage d’écart), la vie professionnelle, ou sociale. Le domaine scolaire semble être le plus touché car il semblerait qu’elle soit l’instance ou il y a moins de supervision de supervisons/ contraintes, en effet si un élève décide d’abandonner cela n’affecte que lui. 

Auteurices : Elea Rouch et anonyme

Les étudiant-es ayant des problèmes psy sont plus vulnérables

Il y a peu d’élèves qui suivent un traitement psychologique (89,5%) mais il y a tout de même 10,5% qui en suivent un donc il est important de les prendre en compte. Il y a 16% des personnes ayant besoins de soins qui ne peuvent en avoir accès a cause de la Covid19.

Il y a la majorité des élèves qui suivent des traitements qui n’ont pas remarqué de changement au niveau de leur symptômes (76%), seulement 24% d’élèves dans le même cas ont détecter des différences (24%). 

 

Comment les personnes qui n’ont pas accès au traitement font et quel impact ça a sur  leur vie, surtout dans le confinement ? Est ce qu’ils trouvent d’autres moyens de résoudre les  problèmes et répondre aux besoins ? En mettant en place des moyens techniques comme des visio spécialisés et adaptés aux horaires des étudiants.  

 

Pourquoi est-ce que les 16 % n’ont pas accès aux soins alors que le reste oui ? 

Quelles sont les raisons du traitement et est-ce lié au statut d’étudiant ? Cela peut être lié à des problèmes d’argents, à une inégalité d’accès aux transports ou à certains matériels. 

Est-ce qu’il y a eu une forme d’adaptation pour ses élèves sans traitement ?  

 

Nous pouvons nous demander si les élèves qui suivent un traitement lourd continuent à suivre les visioconférences de la faculté à distance ? Faudrait-il mettre en place des horaires de cours ou de consultations plus adaptés ?

Hypothèse : Même si l’enfermement imposé par le confinement pèse sur tous et peut impacter le bon déroulement du suivi, il est autorisé d’avoir accès aux soins donc de poursuivre le traitement, de voir les médecins, psychologues et continuer à avoir accès aux médicaments. Comme 16% des élèves ne peuvent plus suivre les cours en visioconférences, nous pouvons penser que ces-derniers ont eu des horaires de soin en même temps que leur cours. Nous pouvons également supposer que ces-derniers ont fait le choix de concentrer leur énergie sur leur bon rétablissement que sur la faculté. 

Limite : Ceux qui ont un traitement lourd ont peut-être abandonné les cours et donc n’ont pas  répondu au questionnaire. La fréquence de traitement n’est pas demandée, peut être toujours suivi mais pas avec la même fréquence/intensité pendant le confinement.

Auteurice-s : anonyme

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